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sexfriends, Sexe entre amis… les comédies romantiques américaines nous laissent penser que mélanger amitié et sexualité est une excellente idée. Forcément : elles finissent toujours par un happy end. Le hic, vous l’aurez très vite compris, c’est que la vraie vie est loin d’être une comédie romantique avec Mila Kunis et Justin Timberlake en tête d’affiche.

Aline, 25 ans, a fait cette expérience avec son « énorme crush de première année d’université », raconte-t-elle à Girls. « Il faisait partie de mon groupe d’amis et un soir, il m’a clairement proposé de coucher ensemble, en tant qu’amis et de le cacher à tout le monde. »
Cette proposition tombe bien : Aline n’a pas envie d’être en couple. Pour elle, c’est le combo parfait : « J’avais mon crush dans mon lit et un ami dans la journée, c’était très excitant », nous confie-t-elle. Mais voilà, la « montagne de sexe » et l’assouvissement « de plein de fantasmes de jeune femme libérée » attendus de cette expérience ne sont pas vraiment au rendez-vous.
« Sexfriend, oui mais quand lui il voulait »

« Le problème c’est que ça allait que dans un sens. Sexfriend, oui mais quand lui il voulait », ajoute la jeune femme. « J’ai vite commencé à lui courir après et à faire des pieds et des mains pour lui plaire. À chaque fois qu’il sonnait chez moi, j’avais l’impression que c’était une victoire de plus. Jusqu’à ce que je comprenne que j’étais tombée folle amoureuse de lui. »

Dans son dernier ouvrage (1), la coach et spécialiste de la dépendance amoureuse Pascale Piquet explique à Girls que « faire la sensualité », comme elle l’écrit joliment dans son livre (c’est-à-dire « faire du beau sexe entre adultes consentants mais sans sentiment », donc être « sexfriends »), finit rarement bien.

C’est une relation qui va mal finir car l’un des deux va s’attacher
Pascale Piquet, coach et spécialiste de la dépendance amoureuse Partager la citation
« C’est une relation qui va mal finir car l’un des deux va s’attacher, se dire que l’autre va finir par l’aimer ». Mais pour l’autre personne, il n’y a pas d’attachement. « Son sexe est assuré mais il peut regarder d’autres femmes/hommes ». Et dès qu’il (ou elle) aura trouvé ailleurs, « tchao la compagnie ! », illustre Pascale Piquet.

Une expérience également vécue par Emilie, 26 ans. « Je me suis sentie totalement utilisée, avec mon sexfriend qui draguait devant moi, notamment mes copines, et qui ‘se rabattait sur moi’ s’il n’arrivait pas à pécho », raconte-t-elle à Girls.
Amélia, 24 ans, s’est quant à elle retrouvée de l’autre côté de l’échiquier. « L’entente sexuelle n’était pas optimale », explique-t-elle. Manque de complicité ? De discussion sur le sujet ? Amélia confie à Girls que son « envie de lui s’est épuisée » et les choses se sont finalement « tassées » toutes seules.

Une relation « plus intense qu’on ne le croit »

Pour Aline, en revanche, cette expérience a été plus que positive sexuellement. « Avec du recul, je ne regrette pas d’avoir plongé dans la gueule du loup. J’étais inexpérimentée sexuellement. Avec cette énorme complicité sexuelle qu’on s’est créée, j’ai appris à m’assumer, à aimer être désirée et à aimer mon corps. » Mais à un prix non négligeable, nuance-t-elle : « Je n’ai pas eu de relations pendant deux ans car j’étais obnubilée par ce garçon », raconte-t-elle avant d’ajouter : « Se donner autant à quelqu’un par plaisir, amusement et attirance c’est parfois plus intense qu’on ne le croit. »

Le conseil de Pascale Piquet : favorisez plutôt les one night stand (sans en abuser), sans sentiment, sans attachement, en étant sûres que cette personne ne fasse pas partie de votre quotidien. Car, comme le résume Emilie, avec un sexfriend, au bout du compte, « le plan cul si confortable se retrouve à être un plan prise de tête. »

Pour en savoir plus : Gagnez au jeu des échecs amoureux, être heureux en amour, ça s’apprend !, de Pascale Piquet, Béliveau éditeur, 272 pages, 16,20 euros.

Tous les prénoms ont été modifiés

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