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La décision a été prise par le président gambien Adama Barrow. Après le retrait de son pays du Commonwealth suite à une décision de son prédécesseur Yahya Jammeh, le pays est de retour après quatre ans d’absence.

En 2013, la Gambie annonçait son retrait du Commonwealth. Quatre après, elle réintègre l’organisation internationale. Pour marquer ce retour, une cérémonie de levée de drapeaux a eu lieu ce jeudi 08 févier en présence de la secrétaire général Patricia Scotland et l’ambassadeur Gambien au Royaume-Uni, Francis Blain.

« La Gambie ne fera jamais partie d’une institution néo-coloniale », expliquait Yahya Jammeh dans un communiqué en 2013. En 2016, Adama Barrow, remporte la présidentielle et assure de sortir le pays de d’isolation au niveau international. « Le gouvernement gambien est ravi d’être de retour parmi cette famille qu’est le Commonwealth et tient à remercier les 52 chefs d’État qui ont accepté notre adhésion », a expliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Jeune Afrique.

Patricia Scotland, la secrétaire générale du Commonwealth a quant à elle précisé dans un communiqué « Nous étions impatients du retour de la Gambie et étions ravis quand, après sa victoire aux urnes l’année dernière, le président Barrow a annoncé son retour ».

Les avantages du Commonwealth
Le Commonwealth fournit à ses membres un soutien pour améliorer la compétitivité en matière d’échange commercial, ou encore des règles d’immigration assouplies à destination du Royaume-Uni. La Gambie, qui a hérité de son ancien président, une dette d’un milliard de dollars, bénéficiera d’un soutien économique de la part de l’organisation.

Adama Barrow a aussi annulé la sortie de la Cour pénale internationale prévue par son prédécesseur. Notons que dès son accession au pouvoir, le nouveau président a reçu de l’Union européenne 225 millions d’euros. Un montant qui avait été refusé à Jammeh.

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