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La matinée de ce mercredi 13 septembre a été marquée par des échauffourées entre forces de l’ordre et étudiants à Cocody, dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a constaté un journaliste de l’AFP. Ces derniers ont décidé d’exprimer leur mécontentement après l’augmentation des droits d’inscription.

Les étudiants de la ville d’Abidjan ont installé ce matin des pneus et des barricades sur les voies de circulation. Arrivés plus tard les forces de l’ordre ont reçu des projectiles avant de riposter en faisant usage de gaz lacrymogènes.

« Nous voulions faire une marche pour protester contre les problèmes autour des droits d’inscription pour la rentrée, mais les policiers nous ont dispersés », a affirmé à l’AFP, Fulgence Assi, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), qui a fait état de plusieurs blessés, a indiqué ce dernier.

Selon lui, les droits d’inscription ont augmenté artificiellement. Il reproche aux établissements privés de faire payer des frais supplémentaires, au-delà du coût d’inscription qui revient à l’Etat.

« Il y a des étudiants qui sont affectés dans le privé et là les droits d’inscription peuvent atteindre parfois 100.000 francs CFA », a-t-il assuré.

En Côte d’Ivoire, les affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ne sont pas rares. Plusieurs sources dignes de foi, soutiennent que la Fesci est un syndicat proche de l’ex-président Laurent Gbagbo qui était souvent à l’origine des manifestations parfois violentes dans le pays.

Créée en 1990 à l’avènement du multipartisme, la Fesci, est longtemps vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs. Elle a été accusée par des ONG nationales et internationales de violences à l‘égard des opposants de M. Gbagbo.

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