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Au Cameroun, la crise anglophone semble être loin de trouver une issue favorable. Dans la nuit de dimanche à lundi, quatre bombes artisanales ont explosé dans la localité de Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun, un des épicentres de la crise politique qui secoue la partie anglophone.

« Quatre bombes artisanales ont explosé à Bamenda, l’une vers 21H00 (20H00 GMT) et les trois autres à partir de 3H00 du matin« , a rapporté une source proche des services de sécurité jointe depuis Yaoundé. « Ces explosions n’ont pas fait de victime. Elles ont laissé des trous sur les différents lieux« , a ajouté cette source ayant requis l’anonymat. L’information a été confirmée à l’AFP par une source sécuritaire jointe depuis Yaoundé.

C’est une situation sécuritaire presque intenable pour les autorités sécuritaires camerounaises. Les deux régions anglophones du pays (nord-ouest et le sud-ouest) sont en proie à des actes terroristes qui ont déjà coûté la vie à des soldats de l’armée régulière.

Tout a commencé dans la localité de Jakiri, où un gendarme a été abattu à bout portant par des individus armés de lances, de pierres et de machettes. 72 heures plus tard soit le 8 novembre, deux autres gendarmes trouvaient la mort dans l’attaque de leur poste de contrôle par des hommes armés dans la ville de Bamenda. Un quatrième militaire a également été égorgé dans une localité proche de la ville de Mamfé, dans le sud-ouest. Il s’agit donc d’une semaine noire pour les forces de défense et de sécurité du Cameroun.

Mais jusque-là, aucune accalmie n’est en vue et la menace est toujours persistante. Fort heureusement ces quatre explosions n’ont pas fait de victimes. Des actes terroristes qui, pour le pouvoir de Yaoundé, sont l’œuvre des responsables sécessionnistes du Southern Cameroons Ambazonia Consortium United Front, en exil.

 

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